Rentrée scolaire, c’est la classe

septembre 2019

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Lundi 2 septembre, 4800 élèves suresnois ont retrouvé les bancs de l’école. Au programme cette année : le renforcement de la mise en œuvre du PEDT (projet éducatif de territoire) labellisé Plan mercredi.

En septembre, près de 4 800 écoliers suresnois reprennent le chemin de l’école. À chaque rentrée scolaire, des nouveautés font leur apparition dans les classes. Cette année sera celle de la poursuite de la mise en place du PEDT et de son axe fort concernant le mercredi puisque depuis septembre 2018 et la mise en place des nouveaux rythmes scolaires, les centres de loisirs proposent des activités de qualité toute la journée. Cela permet de mettre en place de nombreux projets. Des projets, les écoles n’en manquent pas. D’autant que Valérie Neveu, Inspectrice de l’Education nationale de la circonscription de Suresnes depuis un an, annonce pour la « saison » 2019/2020, une action de circonscription sur les arts et les sciences autour de Léonard de Vinci. Mais les jeunes Suresnois sont aussi collégiens et lycéens. Ils sont près de 3 000, âgés de 11 à… 55 ans ! La ville de Suresnes a la chance de disposer sur son territoire de trois collèges : Henri Sellier (quartier Cité-jardins), Émile Zola (quartiers Mont-Valérien/Liberté) et Jean Macé (quartiers Centre ville/Écluse Belvédère). Elle accueille aussi deux lycées : le lycée d’enseignement général et technologique Paul Langevin (quartier Liberté) et le lycée de métiers Louis Blériot (quartier Écluse Belvédère). Chaque établissement a son identité et ses points forts, découvrez-les dans ce dossier.

 

> Conférence-débat : « Accompagner la scolarité de votre enfant »

Accompagner l’apprentissage de son enfant génère souvent du stress et de l’anxiété qui peuvent nuire au plaisir d’apprendre et au climat familial, notamment quand arrive le moment des devoirs. Comment accompagner les enfants dans leur autonomie sans faire « à leur place » ? Comment leur donner envie d’apprendre avec plaisir et développer leur curiosité ? Comment créer des conditions favorables pour des apprentissages sereins et efficaces ? Comment motiver son enfant sans le décourager ? Mardi 8 octobre de 20h à 22h, accès gratuit sur inscription. L’Espace des parents, 1 avenue d’Estournelles de Constant, tél. : 01 41 38 94 70.

Centres de loisirs :
des mercredis de qualité

 

Projet handicap à Vaillant-Jaurès, autour de l’exploration spatiale à Henri Dunant, Noor Inayat Khan et Saint-Exupéry… Avec le retour de la semaine de quatre jours et donc de l’accueil durant toute la journée des mercredis, les projets se sont multipliés au cours de la dernière année scolaire. Genèse et exemples.

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Retour à la semaine de quatre jours en septembre 2018 oblige, le mercredi est désormais une journée complète de centre de loisirs qui doit notamment permettre de lancer des projets communs entre l’ensemble des enfants des centres (projets intercentres) tout en veillant à la complémentarité éducative des temps périscolaires du mercredi avec les temps familiaux et scolaires. L’axe mercredi du Projet éducatif de territoire (PEDT) de la ville de Suresnes en est l’exemple parfait. Ce dernier a d’ailleurs reçu le label « plan mercredi » de la part de l’État.

L’inclusion et l’accessibilité sont également au cœur du dispositif pour permettre à tous les enfants qui le souhaitent de participer à l’accueil et en particulier les enfants en situation de handicap. La Ville tenant à proposer des activités riches et variées en y associant des sorties éducatives et en visant une réalisation finale (œuvre, spectacle, expositions, tournois).

Yannick chevalier, parent d’élève à l’école Saint-Exupéry. J’ai assisté à une commission extramunicipale et à un comité de suivi du PEDT début juillet. Il nous a été résumé l’ensemble des informations que nous avions eues au cours de l’année et c’était intéressant de pouvoir rencontrer des représentants de la Ville et de l’Éducation nationale. 

Fusée, repas dans le noir et restau responsable

Qu’ont vécu les enfants l’année dernière ? Débutons ce florilège au centre de loisirs Simone Veil où un film a été réalisé tout au long de l’année et projeté aux parents au Capitole. Il revenait sur les actions autour du vivre ensemble et du respect menées par les enfants. Ils ont ainsi été amenés à participer au Téléthon en organisant un marché de Noël ou au projet Hand’isens, mené de février à juin , à l’initiative du centre de loisirs Vaillant-Jaurès. Il s’agit d’une des actions mises en place dans le cadre de l’axe handicap du PEDT qui promeut une approche positive du handicap à travers différentes actions de sensibilisation. Chaque mercredi, plus de 350 enfants de 4 à 11 ans et plus de 30 animateurs issus de différents centres de loisirs de la ville se sont retrouvés au centre de loisirs des Landes pour partager des activités nouvelles autour de la thématique du handicap. Ainsi, au travers d’un Escape game « autour des sens », ils ont rencontré l’association des chiens guides pour aveugles, au travers d’un atelier musical, ils ont échangé avec une comédienne et danseuse professionnelle en fauteuil et ils se sont également mis en situation de handicap lors des olympiades handisport et ont assisté à une démonstration d’un match d Cécifoot. Toujours dans l’axe handicap, le projet « La Rencontre extraordinaire » du centre Berty Albrecht a concerné l’autisme. Des enfants atteints étaient ponctuellement présents et les jeunes du centre ont visité un Institut médico éducatif. À noter que le projet se poursuit cette année. Enfin, du côté des structures Henri Dunant, Noor Inayat Khan et Saint-Exupéry, on a joué les Thomas Pesquet en culottes courtes en construisant une fusée, blanche et bleue, et nommée, non sans à propos, « Univers ». Tant d’activités cela creuse, plus de 80% fréquentent la restauration scolaire, ils ont pu observer depuis novembre la concrétisation de la démarche Mon Restau responsable à laquelle a adhéré la Ville. Les produits frais et français sont favorisés, les portions adaptées en fonction de la consommation des enfants, le goût éveillé et des tables de tri installées dans plusieurs cantines. Une façon de lutter contre le gaspillage alimentaire, qui constitue l’une des actions prioritaires du… PEDT.

Vanessa Gorgueira, parente d’élève à l’école Berty Albrecht. L’initiative Mon resto responsable est très intéressante. C’est bien par exemple que le tri soit mis en place dans les cantines.

 

À l’origine

Le PEDT est Issu d’une concertation menée de mars à mai 2018 avec la mise en place de groupes de travail et d’ateliers (services de la Ville, Éducation nationale, parents d’élèves). Il a été validé le 18 décembre 2018 par la commission de validation composée de l’Éducation nationale, de la Direction départementale de la cohésion sociale et de la Caisse d’allocation familiale pour la période 2018-2021. Il doit notamment garantir une continuité éducative entre les différents temps, espaces et personnes en plaçant en son cœur l’enfant, ses besoins et ses choix.

 

Interview :

 

VALÉRIE NEVEU,

Inspectrice de l’Éducation nationale

de la circonscription de Suresnes depuis un an.

Suresnes a beaucoup d’atouts.

 

 

Après 41 ans de métier, la nouvelle Inspectrice de Suresnes désirait travailler dans une circonscription à taille humaine. Attachée à l’école publique, elle promeut le travail en collaboration des différents acteurs de l’éducation et l’indispensable mise en valeur du travail et des projets des enseignants.

 

 

Quel regard portez-vous sur votre première année à Suresnes ?

Je suis passée de 36 écoles à Asnières-sur-Seine à 18 à Suresnes, il est donc difficile de comparer ; néanmoins il est certain que la proximité, le dialogue et la disponibilité sont facilités par le nombre d’écoles. Au bout d’un an passé à observer et impulser des projets, je pense avoir perçu le potentiel de ce territoire où règne un climat scolaire globalement serein. Suresnes a beaucoup d’atouts, comme le MUS, le Mont-Valérien, la Médiathèque ou l’école d’arts plastiques, et de nombreux acteurs engagés à soutenir le parcours scolaire et l’éducation des enfants. J’ai trouvé un maillage riche, beaucoup d’énergies qui ne demandent qu’à être mobilisées. J’ai aussi été particulièrement bien accueillie par l’équipe municipale, à commencer par le maire Christian Dupuy. J’ai ressenti une écoute attentive sur ce que l’on pouvait faire ensemble en respectant le domaine de compétence de chacun. Avec Muriel Richard, son adjointe déléguée aux Affaires scolaires, nous nous sommes retrouvées sur les enjeux de l’école et sur la place de chacun. J’associe pleinement le service Éducation de la Ville à cette belle dynamique.

 

Peut-on encore innover en matière d’éducation ?

Les enseignants évoquent souvent Freinet ou Montessori dont la portée pédagogique et humaniste doit encore nous inspirer mais ce ne sont pas les seuls. Aujourd’hui, de nombreux chercheurs tentent d’apporter leurs éclairages ; l’innovation consistera sans doute en l’émergence d’un nouvel espace, entre pédagogie, recherche, expérience et pratique. Je ne pense pas que l’on puisse encore faire des innovations capitales, mais nous nous devons de développer tous les potentiels pour que nos élèves soient les plus performants pour s’adapter au monde de demain. Les savoirs fondamentaux restent identiques mais s’enrichissent de nouvelles connaissances et de nouveaux outils, notamment à l’heure du numérique. Nous avons d’ailleurs un enseignant référent dans ce domaine. Il faut assurer ces savoirs à l’ensemble des élèves tout en renforçant la culture, essentielle à la compréhension de notre monde. Suresnes en a la capacité.

 

Cela ne repose pas que sur l’éducation nationale…

Nous avons de beaux projets et j’ai rencontré des enseignants empreints de bonne volonté et qui sont force de proposition, pour peu qu’ils aient confiance en leur institution. Les partenaires municipaux sont de vrais leviers, notamment pour le sport, l’enseignement artistique et culturel et l’enseignement moral et civique, puisque nous travaillons sur les parcours éducatifs en lien avec le Projet éducatif de territoire. La Ville est aussi très présente sur d’autres versants comme le soutien aux élèves et aux familles. Par ailleurs, l’école doit accueillir tous les élèves, être inclusive. Il s’agit de respect de soi et d’autrui, d’exigence et de bienveillance, de la réussite de tous, afin que chacun trouve sa place dans la société de demain.

 

Vous tenez à la notion d’unité…

Que l’on soit proche de la Seine ou au Mont Valérien, c’est la même ville, il ne doit pas y avoir de différence et chacun, chaque projet, doit être valorisé. L’école publique, à laquelle je suis très attachée, peut beaucoup si l’on travaille ensemble. Avec les enseignants, dans le dialogue, mais aussi avec chaque partenaire dans un respect mutuel.

 

Quelques pistes pour cette nouvelle année scolaire ?

Nous aurons une action de circonscription sur les arts et les sciences autour de Léonard de Vinci dont on célèbre en 2019 les 500 ans de la mort. C’est un personnage complexe, rigoureux et fantasque, propice à stimuler le goût de la découverte et la créativité des élèves.

 

Vous soulignez souvent l’importance de la littérature et plus largement de la culture…

Nous avons lancé cette année une première réflexion sur ce que peut être un parcours littéraire pour de jeunes élèves. Je suis également pilote du groupe départemental sur la maîtrise de la langue et espère contribuer à la promotion de la lecture et de l’écriture. Les enseignants ont suivi une formation sur l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. C’est un travail qui sera renforcé cette année, comme pour la maîtrise des mathématiques d’ailleurs. Il est vrai que je lis beaucoup et de tout. L’enseignant n’est jamais en vacances, il y a certes une pause estivale mais il va toujours se nourrir de ce qu’il voit, découvre, lit. Dans « Le premier homme », Camus évoque un instituteur très cultivé, qui sait prendre les chemins de traverse pour intéresser les élèves et mieux revenir aux fondamentaux ensuite. La culture au sens large est vitale. Par exemple afin d’avoir les clefs pour comprendre des messages, publicitaires notamment. Néanmoins, notre public est jeune et doit rester dans l’enfance. Il ne peut pas tout découvrir tout de suite. Le temps de l’enfance est souvent réduit, c’est dommage. Et puis, s’il reste encore des choses à découvrir à 70 ans, c’est quand même mieux, non ?

À Suresnes j’ai trouvé un maillage riche, beaucoup d’énergies et une écoute attentive sur ce que l’on pouvait faire ensemble.

 

 

 

Grand angle  :

Collèges et lycées de Suresnes

 

 

 

Collège Henri Sellier

Principale : Marie-France Couriol

Date d’ouverture : 1934

Effectifs 2018-2019 :

438 élèves (197 filles et 293 garçons),

235 demi-pensionnaires,

15 divisions ordinaires de la 6e à la 3e

4 divisions à la Segpa (section d’enseignement général et professionnel adapté)

Une classe bilingue de la 6e à la 3e

Options : Langue et culture européenne en allemand et anglais. Langue et culture de l’Antiquité à partir de la 5e. Chant choral

 

 

Spécificités : Une classe orchestre qui se décline de la 5e à la 3e. Une classe d’accueil pour les élèves non francophones (UCPE). Dix séances hebdomadaires d’aide aux devoirs.

 

 

Dans cet établissement spacieux et lumineux classé aux Bâtiments de France, la vie scolaire est particulièrement riche. Des projets culturels et artistiques diversifiés sont ainsi menés pendant les heures de classe : participation à des concours de nouvelles, d’éloquence ou de dessins… « Pour nos élèves qui viennent parfois de milieux défavorisés, c’est un apport très important. Et nous avons chaque année de nombreux lauréats », se réjouit Marie-France Couriol, proviseure du collège.

Jardinage, rap, gravure, robotique, réalisation de maquettes, art graphique, activités sportives… De nombreux ateliers permettent aux élèves de développer des compétences extra-scolaires et de prendre en main leur scolarité et leur avenir. « Pendant la pause de midi, par exemple, des ateliers sont proposés à nos élèves pour qu’ils ne restent pas oisifs », indique MarieFrance Couriol.

Autre spécificité du collège, et non des moindres : un partenariat avec le Conservatoire de Suresnes, qui permet aux volontaires d’intégrer des « classes orchestres », de la 5e à la 3e. Sous la houlette de professeurs du Conservatoire, les apprentis musiciens apprennent ainsi à maîtriser l’un des neuf instruments proposés. « Ces classes s’adressent en priorité à des élèves qui n’ont pas de pratique instrumentale. Et cela suscite des vocations : certains pratiquent en dehors de la classe, et s’inscrivent au Conservatoire », se félicite la proviseure. Symbole de cette confiance accordée aux élèves, le concours « Sellier a du talent ! » leur a permis en juin dernier d’exprimer leurs talents – déclamer des vers, faire un tour de magie ou exécuter des figures de hip hop… Une manière d’encourager toutes les vocations et de permettre à chacun de trouver sa place.

 

Deux projets phares

➜ Le ballon-sonde : depuis quatre ans, les élèves de 4e s’attèlent à la construction et au développement d’un ballon-sonde destiné à collecter et exploiter les taux de CO2 dans l’environnement proche du collège. L’objectif : faire prendre conscience aux élèves de l’impact des activités humaines sur le dérèglement climatique. En 2017, le projet a remporté le premier prix du Trophée IDÉES juniors. Cette année, le collège Henri Sellier figure parmi les cinq collèges et lycées finalistes du 16e Forum international du climat.

➜ Le Hackathon : en mars 2019, le collège a organisé un événement inédit d’une journée durant lequel des groupes d’élèves ont co-construit des propositions innovantes pour améliorer leur collège et inventer les métiers de demain, entre révolution écologique et numérique. Ils ont ensuite présenté leurs idées à un jury de professeurs. Une grande première appelée à se renouveler.

 

 

 

Collège Jean Macé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Principal : Laurent Rabès

Effectifs 2018-2019 : 714 élèves

Option : Bilingue

Spécificité : 15 clubs culturels et artistiques

 

Dans cet établissement de centre-ville, un nombre croissant d’élèves se disent « contents » d’aller au collège, selon la dernière étude du médiateur scolaire. Parmi les réalisations de ces dernières années, la réorganisation de la Vie scolaire, plus proche de la cour, ainsi que le réaménagement et la sécurisation des abords du collège ne sont pas étrangers à ces résultats. « À Suresnes, l’héritage d’Henri Sellier est très fort, souligne l’ancienne principale Yveline Diallo *. J’ai été surprise par les moyens dévolus aux politiques destinées à la jeunesse. C’est une vraie richesse, dont j’ai essayé de tirer le meilleur parti avec les enseignants. »

Le collège multiplie ainsi les échanges avec les acteurs de la Ville – le théâtre Jean Vilar, le cinéma Le Capitole, les Conseils consultatifs de quartier… – et propose pas moins de 15 clubs permettant aux jeunes de s’adonner à des activités culturelles et artistiques très variées. « Nos élèves incarnent un vrai dynamisme, ils nous rendent bien l’investissement pédagogique qu’on leur donne », sourit la principale, qui cite les nombreux concours de la Ville ou du Département dans lesquels ses collégiens se sont distingués – concours de création artistique, d’éloquence, de nouvelles…

Un important travail d’orientation est également mené avec Suresnes information jeunesse (SIJ), au travers du dispositif Facilistages : visites d’entreprises locales et nationales, aide au choix du stage de fin de 3e, travail sur l’estime de soi… Tout est mis en oeuvre pour accompagner au mieux les élèves dans cette étape cruciale de leur scolarité. Autre particularité du collège : la grande implication associative des parents d’élèves, regroupés dans trois fédérations.
« Ils travaillent en bonne intelligence et nous épaulent beaucoup, notamment sur les devoirs ou encore sur la préparation aux oraux de stages », se réjouit Yveline Diallo.

* Après 6 ans à la tête du collège, Yveline Diallo quitte Suresnes cette année. Elle est remplacée par Laurent Rabès.

 

Réalisation phare

Un travail de longue haleine autour du thème délicat des discriminations a été mené l’an dernier par les élèves et l’équipe pédagogique du collège. Le résultat de cette réflexion s’est incarné dans un ambitieux spectacle de fin d’année, monté en partenariat avec les forces vives de la ville, notamment SIJ et le pôle Santé Prévention de la mairie de Suresnes.

Au programme : du théâtre, des sketchs, du chant, qui ont permis aux élèves de se sensibiliser, avec créativité, contre toutes les formes d’inégalités et de discriminations. 

 

>> Champions de la solidarité

Vendredi 17 mai. C’était la course de tous les records : 640 élèves participants, 4421 kilomètres parcourus, 2100 parrains et surtout… 19 365 euros récoltés ! Quelques semaines après la prouesse sportive, les élèves du collège et leurs professeurs, dont la principale Yveline Diallo, ont remis avec fierté, le 3 juillet dernier, un chèque aux représentants de la Fondation Foch. 100% des fonds récoltés permettront de financer un projet de l’établissement hospitalier suresnois.

 

 

 

 

 

Collège Émile Zola

 

 

 

 

 

Principale : Elisabeth Steinmetz

Effectifs 2018-2019 : 430

Options : Classe bi-langue. LCE Langues et cultures de l’Antiquité

Spécificité : Option CHAM, classe à horaire aménagé musique. Les élèves volontaires suivent 3 h de cours (technique vocale, chant choral) en plus chaque semaine, 2 h au collège et 1 h au Conservatoire. Atelier théâtre en anglais pour les 5e. Une dizaine d’ateliers.

 

Dans ce collège « à taille humaine, précise la principale Elisabeth Steinmetz, les nouveaux projets émergent en permanence ». Les professeurs s’efforcent de faire preuve d’inventivité et de travailler main dans la main pour proposer aux élèves des projets interdisciplinaires. Objectif : « offrir à chaque élève un parcours de réussite adapté grâce à un large choix d’options, de projets, d’ateliers et de partenariats culturels ». Le collège a ainsi tissé des liens forts avec le théâtre et le cinéma.

En 2018-2019, tous les élèves de 5e ont vu quatre spectacles au théâtre de Suresnes Jean Vilar*. Ces sorties ont donné lieu à des travaux et des échanges en classe, dans différentes matières. Les collégiens ont aussi participé à 10 ateliers hip hop et conçu une chorégraphie présentée fin juin. Chaque année, les classes de la 6e à la 4e sont invitées à découvrir des œuvres cinématographiques au Capitole, ces films faisant l’objet d’une étude sur le contexte historique et politique de leur dimension artistique…

Les écoles du secteur (Pontillon et Cottages) sont associées à certaines initiatives et les futurs élèves de 6e sont invités pour découvrir le collège. L’accent est mis sur les langues étrangères avec une classe bi-langue (6 h hebdomadaires), l’option LCE (langues et cultures étrangères) à partir de la 4e (2 h par semaine) et sur les langues « mortes », grec et latin. Une dizaine d’ateliers sont proposés aux collégiens : archéologie expérimentale, atelier scientifique, atelier robotique, chorale, club manga, club d’échecs, association sportive (foot, hand, pom pom girl, tennis de table, ultimate, danse), medialab…

* Comme l’ensemble des collèges de la ville et le lycée Paul Langevin.

 

Un projet avec le MUS et le théâtre

Aurélie Valet, professeur d’EPS, a impulsé, à la rentrée 2018, un nouveau projet partenarial avec le théâtre Jean Vilar et le MUS. Le point de départ, c’est l’exposition sur les Cités-jardins présentée au MUS (octobre 2018-juin 2019). Les élèves de deux classes de 5e ont visité l’exposition, l’appartement témoin de la Cité-jardins, participé à un atelier maquette au MUS avec leurs professeurs d’arts plastiques et de mathématiques. Leurs travaux ont ensuite été présentés à la Nuit des musées. Pour Aurélie, la Cité-jardins, avec ses squares et ses espaces, est porteuse de « rencontres ». Elle a fait danser ses élèves sur le thème de la rencontre. Quant au professeur de français, il a fait travailler sur les haïku, ces très courts poèmes venus du Japon. L’intégralité du travail de cette année a fait l’objet d’une restitution vidéo à la Cité-jardins en juin.

 

 

 

Lycée des métiers Louis Blériot

Proviseure : Véronique Berjon-Bailly

Effectifs 2018-2019 :

◗ 270 élèves en formation initiale

◗ 130 apprentis et adultes

◗ Moins de 5 filles par an

◗ Effectif par classe 24, 12 en CAP

Filières : Bois, Électrotechnique, Énergétique

Spécificité : Formation professionnelle : CAP en 2 ans, Bac professionnel en 3 ans, formation adulte en GRETA, formation adultes en alternance.

Nouveauté 2019 : BTS électrotechnique en alternance avec le CFA des Métiers de l’énergie (EDF) et le Centre Gustave Eiffel (Bouygues).

Cet établissement du secondaire situé dans le quartier Écluse-Belvédère a, entre autres particularités, celle d’être un lycée des métiers : un établissement scolaire qui prépare à l’exercice d’un métier immédiatement après l’obtention du diplôme. Avec ses 270 élèves, auxquels viennent s’ajouter 130 apprentis ou adultes en reconversion, c’est un établissement à taille humaine. « Nous avons un public peu traditionnel avec les adultes et les apprentis, qui ont un statut de salarié, contrairement à nos élèves lycéens, qui suivent eux une formation initiale », explique Véronique Berjon-Bailly, proviseure de l’établissement. Conséquence étonnante de cette mixité des publics et des parcours, le plus jeune a 14 ans et le plus âgé 55 ans, mais la majorité des élèves a entre 15 et 20 ans, et les garçons sont évidemment les plus nombreux. « Nous comptons moins de 5 filles par an, précise la proviseure. Nous sommes particulièrement attentifs à ce que tout se passe bien pour elles. D’ailleurs, aucune n’a abandonné en chemin. » La direction est également attachée à cultiver un climat apaisé au sein de l’établissement. « Les équipes travaillent en commun pour résoudre les problématiques rencontrées par les jeunes, prévenir le décrochage scolaire. Nous sommes bienveillants mais nous sommes fermes : tolérance zéro pour les incivilités ». L’équipe éducative met par ailleurs en place des actions de prévention et de sensibilisation, par exemple, cette année, des élèves de toutes les filières ont conçu un projet sur les violences faites aux femmes. Enfin le cadre du lycée est lui-même propice à l’apprentissage : « C’est un espace très vert, notre équipe d’agents d’entretien aime entretenir nos arbres et nos fleurs, et les lycéens respectent cela. » Cerise sur la gâteau : une restauration soignée et faite sur place, y compris la pâtisserie.

 

Des Lycéens partenaires fidèles de la ville

Le lycée des métiers Louis Blériot se pose en partenaire fidèle de la ville de Suresnes, en particulier, les élèves de la filière bois (menuiserie). Difficile de faire une liste exhaustive des projets auxquels ils ont activement contribué. Chaque année, ils sont partenaires du Festival des Vendanges pour lequel ils fabriquent une partie des objets et du mobilier urbain. Pour l’édition 2019, leurs mains ont façonné les cabanes de l’accueil et de la boutique. Ils sont aussi les auteurs de la nouvelle ciblerie du club des Archers suresnois inaugurée en 2018 et de l’arbre à livres de la place Bardin.

 

 

Lycée Paul Langevin

 

 

 

 

Proviseur : Laurent Abécassis

Effectifs 2018-2019 : 1150

Options : Deux options rares : création numérique et histoire des arts. Japonais et deux sections européennes (allemand et anglais).

Spécificités : Existence d’une série STL (sciences et technologies de laboratoire) et d’une série STMG (sciences et technologies du management et de la gestion). Séries rares et prisées. Présence de deux psychologues.

 

C’est le lycée d’enseignement général de Suresnes. Si avec sa série STL et ses laboratoires, l’établissement a une vocation scientifique, les langues et les arts y figurent aussi en bonne place : japonais, latin, option européenne (anglais et allemand) sont proposés dès la seconde, comme les arts plastiques. « L’accompagnement des élèves et la préparation aux études supérieures – j’entends par là entrer et réussir dans le supérieur – sont nos priorités, insiste Julie Clot-Ourghanlian, proviseure jusqu’en juin dernier. Nous préparons les élèves en amont pour qu’ils réussissent la suite de leurs études ». Les lycéens peuvent par exemple participer aux séminaires de révision en terminale, aux ateliers prépa Sciences Po (animés par des professeurs qui enseignent à la fois au lycée Langevin et à Sciences Po), ou aux prépas « prépas » (ces ateliers à l’entrée en prépa scientifique proposent aux élèves d’aller au-delà du programme de terminale et de s’initier à celui des grandes prépas). « Nos ambitions : que les lycéens donnent le meilleur d’eux-mêmes et leur éviter les erreurs de casting ».

Les lycéennes aussi sont l’objet d’une attention particulière : « À niveau égal, une fille se considèrera moins douée qu’un garçon, explique Julie Clot-Ourghanlian. Et c’est encore plus flagrant en sciences. En partenariat avec les élèves et les familles, nous essayons de repérer les jeunes filles et d’encourager celles qui le peuvent et qui le souhaitent à tenter les prépas scientifiques. Pour cela, nous les inscrivons à des concours, nous organisons des visites… »

De l’atelier prépa Sciences Po à l’atelier comédie musicale le choix de clubs et d’ateliers proposés aux lycéens est varié et éclectique. « Tout ceci est possible grâce une formidable équipe pédagogique, salue la désormais ex-proviseur. Ils sont jeunes, très diplômés, impliqués dans de nombreux projets. Ils viennent d’horizons divers et ont souvent un pied dans la recherche ou dans l’enseignement supérieur. »

 

La réussite par le bien-être

L’un des axes de travail de ces dernières années a été l’amélioration du bien-être des élèves. Construit en 1927, c’était un modèle à l’époque, avec sa piscine et ses bains-douches. Presque 100 ans plus tard ce vénérable bâtiment demande beaucoup d’attention. Récemment, les toilettes et les peintures ont été refaites, comme l’espace Vie scolaire. Le réfectoire a été repensé et propose un bar à salades en accès libre. Ces travaux ont été réalisés conjointement à une démarche de développement durable : le tri des déchets, le compostage des déchets alimentaires, une grainothèque et même un jardin en permaculture (inauguré en juin dernier) ont été récemment mis en place. « L’objectif de ces aménagements étant de soutenir l’appétence scolaire par le bien-être », précise Julie Clot-Ourghanlian.

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