Galerie des métiers d’art La Verrière : Mahshid et Claire Ducluzeau

mars 2019

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Pour découvrir LA GALERIE DES METIERS D’ART LA VERRIÈRE et les artisans d’art qu’elle accueille, rendez-vous pour un week-end portes ouvertes du 17 au 19 mai. Galerie La Verrière, 7-9 rue Emile Duclaux

MAHSHID, Bijoux inspirés de Perse

Née à Téhéran, Mahshid, qui signifie en persan « Lune et Soleil », n’est pas devenue créatrice de bijoux par hasard. « J’ai grandi dans une famille d’artistes avec une maman couturière, des oncles architectes, peintres… Je peignais un peu. Mais les pierres, j’ai toujours aimé ça », raconte-t-elle. Très vite, elle a eu envie de dessiner et de fabriquer des collections qui relient l’univers des pierres et métaux précieux avec l’histoire de la Perse antique.
En France, elle suit des études de gemmologie, fait la célèbre École Boulle (métiers d’art, architecture intérieure, design) et apprend le métier de ciseleur : une technique qui consiste à repousser le métal à l’endroit et à l’envers avant de lui donner la forme souhaitée. « C’est une technique très ancienne, encore pratiquée en Iran, mais qui hélas se perd ». Ses bijoux sont entièrement réalisés à la main, un à un, ciselés et martelés : un travail raffiné et artisanal de bijouterie, un jeu subtil de matières mates et brillantes pour des créations qui marient ancien et contemporain.

L’influence de la Perse
Sans surprise, l’Iran influence Mahshid. À commencer par le bleu, une couleur très présente dans les mosaïques persanes. « J’adore le bleu, que ce soit la turquoise que j’achète toujours à Téhéran, l’aigue marine et les saphirs que j’achète comme les autres pierres dans les foires et salons de minéraux à Paris ». Autre influence notable : les motifs floraux et « Cachemire ». Qui donneront d’ailleurs le nom à sa première collection « Cachemire » en 2009. Puis à celles qui suivront comme « Tulipe », « Coquelicot », et « Feuille ».
L’ouverture de la Galerie La Verrière, un concept atelier-boutique, est pour elle la source d’un nouvel élan. « Je vais créer et vendre dans le même espace, partager la Galerie avec d’autres artistes. C’est très stimulant. Et je vais surtout gagner en visibilité en étant constamment exposée au public », se réjouit Mahshid. « Je vais enfin pouvoir libérer de la place chez moi pour donner des cours de bijouterie. Un rêve que j’avais depuis longtemps ».
www.mahshid.fr.

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CLAIRE DUCLUZEAU, L’art dans la peau

Après une maîtrise d’histoire de l’art, la jeune femme s’est tournée vers des études de conservation et restauration du patrimoine, spécialité peinture sur chevalet. Une bourse de la ville de Paris lui a ensuite permis de faire ses premières armes dans un grand atelier parisien : « J’ai eu notamment la chance de travailler sur la restauration de l’Hôtel Lambert, sur l’île Saint-Louis, avec son plafond peint par Le Brun… Toute jeune que j’étais, c’était impressionnant ! », raconte-t-elle des étoiles dans les yeux.

Après avoir travaillé quelques années de chez elle en sous-traitance pour des ateliers, Claire a développé depuis quatre ans son activité de restauration de peintures (sur toile, bois et cuivre et papier si c’est de l’huile ou de l’acrylique, précise-t-elle), dans un atelier à Puteaux, où elle a peu à peu fait son nid. Parmi ses clients, de nombreux particuliers, des marchands ou encore des mairies. Son métier est bien plus qu’un gagne pain : une véritable passion. « Ce qui est génial dans la restauration, c’est que cela allie l’histoire et la pratique. Il faut maîtriser non seulement l’histoire de l’art, mais aussi un peu de science, de physique, de chimie. Il faut aussi avoir une sensibilité artistique, un côté manuel Cela peut aller du nettoyage à reprendre tout le support d’une toile. » Tout n’est pas simple pour autant au pays de la restauration d’oeuvres d’art : « Il y a beaucoup de concurrence. C’est difficile de se faire une place… », confie-t-elle.
Pour la jeune femme, intégrer les « locaux vivants et ouverts » de la Galerie La Verrière est une opportunité de taille pour gagner en visibilité et développer encore sa clientèle : « Les gens qui viennent chez un ébéniste pour restaurer leur mobilier ont potentiellement à coeur de faire restaurer aussi leurs tableaux et vice-versa. Nous avons tous des métiers distincts mais complémentaires. Cela va créer une dynamique, une émulation positive », se réjouit-elle.

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