HOPITAL FOCH, COVID DEUXIEME VAGUE

décembre 2020

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Pour différente qu’elle soit de celle du printemps, la deuxième vague épidémique de covid-19 génère néanmoins de nouvelles nécessités d’adaptation pour les équipes de l’hôpital Foch.
Texte Thierry Wagner. Photos Virginie Bonnefond

Alors que l’hôpital Foch est une nouvelle fois mis à l’honneur dans le Palmarès du Point, l’établissement suresnois annonce au même moment la réussite d’une première greffe pulmonaire française sur un patient atteint d’une forme sévère de Covid-19. Enfin un rayon de soleil pour les 2300 collaborateurs de l’établissement, dont près de 400 médecins, au coeur du cyclone de ces derniers mois de pandémie ?
« On ne peut qu’être satisfait de ce classement qui rend hommage au travail accompli par nos équipes médicales, même si actuellement nous avons un peu la tête ailleurs », tempère néanmoins Jacques Léglise, son directeur général.
16% des patients qui consultent aux urgences viennent pour une suspicion de Covid. Les circuits distincts covid-non covid ont été remis en place aux urgences ainsi que des unités dédiées au covid à l’intérieur de l’hôpital et en réanimation.

Pathologies multiples
Le 24 novembre, 26 personnes étaient ainsi hospitalisées dans ces unités dédiées dont 6 en réanimation. Les patients hospitalisés pour une pathologie particulière qui ont aussi des complications Covid demeurent dans les services dans lesquels ils sont hospitalisés pour leur affection de base. Au total, une cinquantaine de patients touchés par la Covid-19 sont actuellement hospitalisés dans les différentes unités de Foch. Rien de comparable avec le premier épisode de la pandémie pendant lequel toutes les unités sauf la maternité avaient été fermées à l’exception des unités covid. Début 2020, l’hôpital comptait 14 lits de réanimation pour l’intégralité de ses besoins en activité normale. Pendant le premier pic de Covid-19, l’hôpital de Suresnes est monté jusqu’à 56 lits de réanimation en transformant les blocs opératoires et les salles de réveil. Depuis, la « réa » de Foch a conservé une vingtaine de lits de réanimation effectifs dont une dizaine aujourd’hui en secteur covid.

Ne pas déprogrammer
« Ce qui est plus compliqué dans cette nouvelle vague, c’est de faire à la fois l’accueil du covid en ne déprogrammant que partiellement (30 %) les activités des autres spécialités en fonction des consignes de l’ARS. Toutes les hospitalisations sont précédées d’un test virologique et les visites ont été stoppées compte tenu du confinement », explique Jacques Léglise.
Depuis mi-novembre, les signes seraient plutôt à une décroissance du covid au niveau de l’Ile-de-France, également dans les services de réanimation. Foch n’est donc pas saturé, mais dans quel état de fatigue le personnel, rudement éprouvé au printemps, se trouve-t-il ? L’hôpital n’a pas repris son activité à plein temps après la première vague pour permettre à chacun de prendre trois ou quatre semaines de vacances pendant l’été. Foch n’a pas connu d’absentéisme majeur ni de vague de départs.
« Lors de la première vague, nous ne savions pas vers quoi nous allions. On imaginait un début et une fin. Nous espérions tous que l’été serait une période de ralentissement de la circulation du virus, ce qui a été le cas. Nous arrivons, avec le début de l’hiver, à la deuxième crise à laquelle il faut faire face et cela pèse sur le moral de tous », admet le directeur général.
« Pour la première crise, il a fallu qu’on s’adapte en faisant un sprint. Cette crise-là va être un marathon… plus compliqué. Plus que jamais, respecter les mesures barrières, le masque, les distances, reste essentiel contre ce virus, tant qu’on n’a pas la manière de soigner la Covid-19. »

PALMARES
L’hôpital de Suresnes parmi les meilleurs de France

Cette année encore, l’hôpital Foch a été mis à l’honneur par le magazine Le Point parmi les meilleurs hôpitaux de France. Positionné en 40e position dans le palmarès 2020 (8e d’Ile-de-France) parmi 1400 hôpitaux et cliniques évalués à travers 80 disciplines médicales et chirurgicales, l’hôpital suresnois est ainsi classé comme le meilleur de France pour la prise en charge des patients atteints d’un cancer de la vessie, premier national également pour la chirurgie de l’hypophyse. Il figure parmi les leaders pour soigner le cancer de la prostate (2e au niveau national), le cancer du rein (6e au niveau national, 3e en Ile-de-France), et l’adénome de la prostate (4e national, 3e d’Ile-de-France).
Les équipes de Foch se distinguent aussi dans le domaine de la tumeur du cerveau (6e national, 2e d’Ile-de-France), de la chirurgie du dos (4e d’Ile-de-France), du cancer du poumon (3e d’Ile-de France) et en pneumologie (4e d’Ile-de-France). Quant à la maternité suresnoise, elle est classée en 3e position francilienne pour les accouchements normaux.

Première greffe pulmonaire
française sur un patient Covid-19

Le 1er novembre dernier, l’hôpital Foch a réalisé la première greffe pulmonaire en France sur un patient atteint du Covid-19 présentant une insuffisance respiratoire aigüe avec destruction quasi complète de ses deux poumons. Pris en charge de manière optimale depuis plusieurs semaines dans le service de réanimation du CHU de Lille, le patient avait été transféré à l’hôpital suresnois, premier centre national de greffe de poumon, afin de compléter son évaluation avant la décision finale de transplantation.
Ce succès des équipes des Professeurs Chapelier et Sage reflète la solidarité et les échanges entre les équipes médicales de tout le territoire dans la lutte contre la Covid-19.

Plus que jamais,soutenez l’hôpital Foch

Malgré l’aide de l’Etat, l’hôpital Foch, n’ayant pas pu travailler normalement en 2020 en raison de la crise du Covid-19, a perdu beaucoup de recettes. Hôpital privé à but non lucratif au sein du service public hospitalier, Foch compte parmi les établissements qui ont reçu le plus grand nombre de malades Covid-19, tout particulièrement en réanimation, engageant des dépenses exceptionnelles.
Pour faire face à cette situation financière très compliquée, la fondation Foch a lancé dernièrement une campagne d’appel aux dons auprès des particuliers, entreprises et associations.

Les dons peuvent s’effectuer sur www.fondation-foch.com (Les dons donnent lieu a une réduction fiscale de 66 %. Exemple : un don de 100 € ne revient ainsi qu’à 34 €).

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