Ciel, ses bijoux !

janvier 2022

Capucine Huguet vient de décrocher un prestigieux prix de joaillerie après avoir étudié dans l’école de design la plus cotée de Londres. A 25 ans, la Suresnoise affiche un parcours sans faute.

Texte : Stephane Legras Photos : Marine Volpi

« Elle étudiait la sculpture au Saint Martins college ». La jeune femme évoquée ici dans une chanson du groupe britannique Pulp venait de Grèce pour étudier dans la prestigieuse école d’art de Londres. Capucine Huguet, elle, en a franchi les portes en 2018 pour étudier la bijouterie, fraîchement arrivée de Suresnes. Prestige toujours : elle vient de remporter le Grand prix du jury « accessoires de mode » du très tendance Festival de design d’Hyères (Var).

Après un bac scientifique, Capucine étudie 4 ans à la Haute école de joaillerie de Paris, effectue des stages place Vendôme, puis décroche son ticket pour l’école londonienne.

La Suresnoise, qui a la certitude que la création de bijoux lui ira comme un gant de velours, brandit d’une main de fer de solides convictions. Peut-être un double héritage : son grand-père avait la passion des minéraux et sa grand-mère l’emmenait voir des expositions de mode.

« Je suis très engagée autour des enjeux climatiques, alors je suis partie, dans le cadre de l’école, en Arctique avec des scientifiques », rappelle-t-elle avec simplicité. Nous sommes en 2019 et Capucine imagine des bagues inspirées par la fonte des glaces. On y retrouve par exemple des flocons. Un an plus tard, master en poche, elle achève 25 pièces qu’elle commercialise sur son site internet et son compte Instagram. Depuis janvier 2021, la créatrice devenue entrepreneure réalise bagues, colliers et boucles d’oreilles très haut de gamme et sur mesure, au plus proche des désirs de ses clientes. Toujours son côté conscient : tout est réalisé à Paris et à partir d’or recyclé d’anciens bijoux dès que c’est possible. Elle songe à travailler avec des associations qui luttent contre le réchauffement climatique et à évoquer la déforestation en Amazonie et du blanchiment des coraux dans ses créations. Cohérente, elle assure ne pas vouloir devenir une énorme marque, « juste une référence dans le design ».

Hier Londres, Hyères aujourd’hui

Et le festival de Hyères ? « C’est un lieu important pour le design. J’ai postulé et j’ai finalement fait partie des 10 personnes sélectionnées dans la catégorie « accessoires de mode ». Nous avons été exposés pendant 10 jours à la Villa Noailles en octobre. Après un oral de 20 minutes, j’ai remporté le Grand prix. J’étais très émue de le recevoir du président du jury Christian Louboutin », assure Capucine. Elle est repartie avec une dotation de 20 000 euros pour travailler avec les métiers d’art de Chanel.  La Suresnoise sera exposée lors de la prochaine édition du festival. Et l’heureuse créatrice de lancer : « Ce sera alors à moi de faire partie du jury ! »

capucineh.com et @capucine.h sur Instagram

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