LES RAMAP : des lieux ressource qui gagnent à être connus

janvier 2021

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Depuis leur création, les trois Relais Assistantes Maternelles et Assistantes Parentales sont des lieux de rendez-vous, d’information et de professionnalisation incontournables pour les quelque 500 assistantes maternelles libérales et assistantes parentales exerçant à Suresnes mais aussi pour les futurs parents.

Avec plus de 700 naissances par an à Suresnes, l’accueil des enfants de 0 à 3 ans figure parmi les priorités de la politique familiale conduite par la Ville. Cinq-cent-soixante-quinze enfants sont accueillis chaque année dans les structures publiques d’accueildu jeune enfant. Si ce mode d’accueil collectif est souvent le premier auquel pensent les futurs parents, Suresnes compte aussi de nombreuses assistantes maternelles libérales et d’assistantes parentales (exerçant au domicile des familles) qui peuvent proposer des solutions adaptées à leur besoins.
« Il y a encore parfois une perception un peu fantasmatique de la garde individuelle, les futurs parents imaginant une nounou isolée du monde, sans contrôle, ni réelle formation certifiée. Or elles ne travaillent pas seules. Elles sont non seulement formées par la PMI qui contrôle les conditions d’accueil, mais celles qui le souhaitent, ou dont les parents des enfants le souhaitent, peuvent se rendre aux RAMAP créés par la Ville et rencontrer régulièrement d’autres professionnelles » notent Elodie Reber, adjointe au maire déléguée à la Petite enfance et Yasmina Guerrab, conseillère municipale auprès d’elle, ancienne assistante maternelle, particulièrement impliquée sur l’accompagnement social. Pour Audrey Larre, assistante maternelle, le RAMAP est à la fois un lieu pour les activités et un lieu ressource indispensable.

Un maillage de proximité
« Le premier Relais Assistantes Maternelles de Suresnes, créé en 1995 à la Cité-jardins, avait pour objectif de participer à la professionnalisation des assistantes maternelles et parentales et d’améliorer les conditions d’accueil du jeune enfant au domicile des assistantes maternelles ou à celui des parents. L’objectif n’a pas changé », confirme Mylène Nicoulaud, directrice du RAMAP Aquarelle, dans le quartier Liberté. Spécificité suresnoise : la ville s’est peu à peu dotée de trois RAM pour faciliter l’accès aux professionnelles et aux familles de ses différents quartiers et a choisi de les baptiser « RAMAP » (Relais Assistantes maternelles et assistantes parentales) en les ouvrant également aux assistantes parentales. Ils constituent un lieu de rencontre ouvert à toutes les professionnelles et un lieu ressource d’information et d’accès à des formations et à des conférences.

Service et disponibilité
Les enfants de 0 à 3 ans y retrouvent d’autres enfants et se sociabilisent d’autant mieux dans des accueils jeux proposés par petits groupes, parfois en compagnie d’intervenants spécialisés : psychomotricien, psychologue, animateur musical… « Chaque assistante maternelle peut venir au moins une fois par semaine au RAMAP, sur un cycle de plusieurs mois par an, pour l’accueil jeux et accéder à de nouveaux outils pédagogiques, et autant de fois qu’elle le veut pour des questions plus personnelles, sur rendez-vous, concernant son contrat, des questionnement pédagogiques… », poursuit Mylène Nicoulaud. « Les parents doivent aussi savoir que nous sommes là pour les informer et les orienter sur les différents modes de garde, les accompagner pour leurs démarches en tant qu’employeur, le droit du travail, etc. Nous tenons à jour les disponibilités des différentes professionnelles exerçant sur le territoire de la commune. Cela peut aussi leur permettre de gagner du temps dans leur recherche ».
La loi ASAP (pour Accélération et simplification de l’action publique), destinée à faciliter certaines démarches au quotidien, porte notamment une réforme des modes d’accueils pour les enfants, les parents et les professionnels. Dans ce cadre, les RAM et RAMAP vont changer d’appellation et devenir « Relais petite enfance ».

 

 

75 % des assistantes maternelles agréées travaillant à Suresnes fréquentent régulièrement l’un des trois RAMAP de la ville. Des lieux ressource pour les assistantes maternelles et les assistantes parentales, mais aussi pour les parents et futurs parents. Elodie Reber, adjointe au maire déléguée a la Petite enfance, à la famille et à la parentalité

Assistante maternelle : “S’adapter à chaque enfant”

Audrey Larre est assistante maternelle depuis 10 ans après avoir travaillé 7 ans en crèche à Courbevoie. « J’ai opté pour ce métier lorsque ma deuxième fille est entrée à l’école. Je voulais continuer à m’occuper de mes enfants tout en continuant à travailler auprès d’enfants, » confie-t-elle. Son domicile lui permet d’avoir un agrément délivré par le Département pour quatre enfants, deux bébés à partir de deux mois et demi et deux « marcheurs ». Amplitude de la journée : 8h30 – 18h30, « et un rapport plus individualisé qu’en crèche, adapté au rythme de chaque enfant » explique-t-elle.

L’assistante maternelle se rend chaque mardi matin à l’accueil jeux du RAMAP Arc-en-ciel. « J’y retrouve toujours les mêmes consoeurs, avec les même enfants et les petits apprennent aussi la collectivité. Le RAM n’est pas obligatoire mais je m’y suis inscrite pour pouvoir échanger avec d’autres professionnelles. Quand on est interpellée par le comportement d’un enfant, cela permet d’échanger avec d’autres professionnelles et l’équipe du Relais qui ont un regard un peu plus distancié et, éventuellement, de mettre en place des choses avec les parents. La médiathèque propose aussi des créneaux d’activités aux assistantes maternelles. Pour varier les lieux et les plaisirs. »

Assistante parentale : « Les enfants sont chez eux »

A 30 ans, Marielle Molinaro a décidé une reconversion et suivi une formation pour s’occuper d’enfants au domicile des familles. Elle exerce depuis 26 ans le métier d’assistante parentale. « Je travaille pour deux familles qui sont mes co-employeurs de 8h45 à 19 h, sauf le mercredi. J’ai les petites soeurs après avoir eu leurs aînés dont je m’occupe encore pour le périscolaire » sourit-elle. Avantages de ce mode de garde à domicile ? « Ça permet aux parents de moins stresser le matin. Les enfants sont chez eux, dans leur environnement et accueillent un autre enfant alternativement. Ils ont leurs jouets. Les parents employeurs peuvent se faire accompagner par le Ramap pour les aspects administratifs s’ils le souhaitent, » détaille l’assistante parentale. « Je fréquente le Ramap Pomme d’Api à la Maison de l’enfance depuis 3 ans. A 20 mn en poussette. Les deux petites sont heureuses d’aller aux ateliers jeux une fois par semaine. Ça me permet d’échanger régulièrement avec un groupe d’assistantes parentales et maternelles et l’équipe du Relais, » explique Marielle Molinaro. « Mais ce que les petites Lou et Chloé adorent, c’est aussi aller voir les fruits, les légumes et les poissons avec moi le jeudi au marché Caron. »

 

Le point de vue des parents

HELOÏSE TASSI-COLAS, mère de Azelya,
17 mois, en garde chez une assistante maternelle
« Ma fille a d’abord été accueillie dans une crèche privée avec laquelle mon entreprise avait un partenariat à Puteaux. Quand j’ai quitté l’entreprise, j’ai dû chercher un autre moyen de garde. Pas évident en milieu d’année. Je me suis mise en quête d’une assistante maternelle via le site de la CAF et j’ai aussi contacté les Ramap qui tiennent à jour les disponibilités des assistantes maternelles travaillant sur la commune. C’est comme cela que nous avons rencontré notre assistante maternelle avec qui nous avons une bien meilleure expérience que dans la micro-crèche. Elle a une approche beaucoup plus individualisée et une relation plus sereine avec notre fille. Azelya est en contact avec 3 autres enfants, c’est déjà un moyen de se sociabiliser, et elles vont aussi chaque semaine au Ramap Arc en ciel. Ce mode de garde impose de devenir employeur. Je me suis retrouvée seule sur internet, pour rédiger le contrat, calculer la rémunération. J’ignorais alors que le Ramap conseillait aussi les parents pour tous ces aspects. »

CHRYSTELLE LAZO PEREZ, mère de deux enfants,
employeur d’une assistante parentale
« Le mode de garde individuel n’était pas mon premier choix pour mon fils. N’ayant pas trouvé de place en crèche un mois avant la reprise du travail, j’ai cherché une assistante maternelle et c’est finalement sur un groupe suresnois sur Facebook que j’ai vu le message d’une maman qui cherchait une famille pour partager une assistante parentale à deux familles. Ce mode de garde à domicile est plus flexible au niveau des horaires que l’on détermine avec la professionnelle et la deuxième famille.
On n’a pas forcément à les préparer le matin, puisque la garde se fait alternativement au domicile de l’un ou de l’autre. C’est presque du sur mesure, un peu plus couteux par rapport aux autres modes d’accueil, mais finalement pas tant que cela quand on prend en compte tous les avantages que cela comporte. La nounou fréquente le Ramap Pomme d’Api. Cela permet à notre enfant de voir d’autres enfants, d’âges différents, et de pouvoir commencer à interagir avec eux. Mais ce n’est pas seulement un endroit où les enfants vont jouer. Je conseille à tous les parents qui s’interrogent sur le choix d’un mode de garde d’aller d’abord dans un Relais pour en parler avec l’équipe ».

La petite enfance au coeur de la ville
15 crèches collectives municipales (575 enfants accueillis en temps complet ou partiel)
1 crèche en délégation de service public
11 crèches privées
250 assistantes maternelles libérales (avec agrément de la PMI départementale pour exercer à leur domicile)
249 familles emploient une assistante parentale à domicile
3 RAMAP, relais assistantes maternelles et assistantes parentales

Les RAMAP A SURESNES :
Relais Aquarelle (Liberté) : 1 rue Louis-René Nougier (sur rendez-vous), 01 45 06 44 23.
Relais Arc en ciel (Centre-ville) : 23 rue Merlin de Thionville (sur rendez-vous), 01 41 18 38 35.
Relais Pomme d’Api (Cité-jardins) : Maison de l’enfance, 1 avenue d’Estournelles de Constant (sur rendez-vous), 01 41 38 90 04.

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